8 septembre 2010

Radio podcast, bonjour !

Bon, c'est vendredi. Plus que quelques jours, quelques heures. Vendredi. Après une année idyllique dans un milieu qui me branche, qui me plait. Une poignée d'heures avant de faire mon retour dans les amphis de la fac de droit de Créteil. C'est la rentrée.

En fait, presque plus que le retour à la fac, c'est tout le cérémonial des études qui m'effraie. Rendre trois commentaires d'arrêt par semaine, devoir à nouveau me coucher avant minuit, me lever vers 7h, trouver une radio convenable. Et le voilà le hic. Retrouver une radio convenable. Parce que jusqu'ici, le choix ne se posait guère :
  • 12 ans : Fun radio
  • 13 ans : Fun radio
  • 14 ans : Skyrock
  • 15 ans : Skyrock
  • 16 ans : Europe 2
  • 17 ans : Oui FM
  • 18 ans : RMC
  • 19 ans : RMC
  • 20 ans : RTL
  • 21 ans : France Inter
Si on omet le fait que j'ai écouté RTL avant même mes 45 ans, j'ai eu un parcours somme toute classique, passant de stations musicales à mon adolescence à des chaines généralistes une fois arrivé en fac. Seulement là j'ai 22 ans et je ne sais absolument pas à quelle fréquence me vouer. J'ai, comme beaucoup de monde, tendance à laisser mon radio-réveil sur la même fréquence toute la journée. Généralement, je passais outre les émissions ou les animateurs qui me déplaisaient. Sauf que cette année, ça m'est tout bonnement impossible.

En fait, la priorité, à la radio, c'est la matinale, la tranche d'information, le Prime time de la bande FM. Et c'est là que le bât blesse. L'an dernier, si j'écoutais Inter le matin, c'était pour Thomas Legrand, certes, mais surtout pour Didier Porte, Stéphane Guillon et Nicolas Demorand. Et puis un peu plus tard, il y avait le Fou du Roi, toujours avec Porte et Daniel Morin, aussi, et puis un peu après, le cultissime 2 000 ans d'histoire ... mais plus maintenant. A part 2 000 ans d'histoire et Morin, tout ça est désormais, parti, évaporé par un ex-comique tristoune, ressemblant désormais davantage à Pierrot le clown qu'au clown Auguste. Circulez, y a plus rien à écouter.

Désormais, si je veux retrouver Porte, je dois attendre ses chroniques sur @rretsurimages.net ou Bakchich.info. Demorand c'est sur son quotidienne sur Europe 1 que je peux l'écouter. Alors ouais, je sais ce que tu vas me dire, il a David Abiker, transfuge de la revue web de France Info, dans ses chroniqueurs, ça forme une belle équipe, et puis il y a aussi Guy Birenbaum sur Europe 1, tout ça, tout ça. Ouais mais non. Vraiment pas. Je ne me pense pas encore disposé à passer sur la radio de Morandini, Elkabach et Fogiel. Tous les trois dans la tranche matinale. Tu te rappelles ce que j'ai dit sur la matinale ? Le prime time de la FM, l'avatar de la station. Et selon moi, une station dont la matinale est animée par Fogiel ne peut être une bonne station, c'est comme ça, je suis borné. D'accord, j'ai écouté RTL avant 45 ans, mais c'est pas pour écouter Europe 1 avant mes 60 piges, nom de Diou !

Alors quoi ? RTL à nouveau ? Non vraiment, Laurent Gerra au réveil je ne peux pas. Pas plus qu'à midi ou le soir d'ailleurs, c'est juste pas possible. Et puis plus ça va, plus les analyses de Duhamel me sortent par les trous de nez. Aphatie ça va encore. Pour l'instant ...

Reste donc une solution intermédiaire, un peu bâtarde, à base de radio musicale au réveil et le reste de la journée et de sélection des meilleurs moment radiophoniques téléchargés en podcast. Mon réveil de la saison 2010-2011 ressemblera donc probablement à Oui FM pour me tirer du lit - non, pas Le Mouv', Bellatar c'est véto également - puis au téléchargement de l'interview de Patrick Cohen pour en profiter sous la douche, et enfin celle d'Aphatie, les éditos de Thomas Legrand et Bernard Guetta, et la chronique de Daniel Morin pour faire passer ma vingtaine de minutes de transport vers la fac.

Radio podcast, il est 7h12, bonjour ! 

Ouais, comme ça, ça devrait le faire.

30 juillet 2010

Skins, chroniques d'une jeunesse à fleur de peau


Oui je vais parler de la série Skins. Non, il n'abordera pas les saisons 3 et 4. Oui, il risque de contenir quelques spoilers. En fait, concernant ce dernier point, je me suis un peu pris la tête : j'ai adoré la série et l'objectif même de ce billet est de vous pousser la dévorer. Équation difficile que de dire pourquoi on aime une oeuvre sans en dévoiler les tenants et les aboutissants. Je vais tâcher de vous épargner au maximum, mais je ne vous promets rien. Ah et oui, j'ai déjà été à une Skins Party. Et oui, c'est ultra décevant et totalement survendu par lémédias.

Justement, pour revenir à la vision de ces soirées, et donc de la série par lémédias, il me semble nécessaire de résumer la façon dont Skins est décrite. Globalement, il s'agirait de "la série britannique créée par des ados pour les ados, racontant les histoires d'un groupe de lycéens ultratrashs autour de l'alcool, de la drogue et du sexe passant leur vie en soirées". Le quidam retiendra essentiellement les termes "ados", "sexe", "alcool", "drogue" et "soirée". C'est vrai, c'est plus vendeur, et c'est aussi grâce à ça que j'ai découvert la série.

Sauf qu'au fond ça va bien plus loin que ça. Tout comme Lost, qui va bien plus loin qu'une simple mythologie insulaire, Skins dépasse l'aspect sex, drugs and electro (triptyque que j'appellerai dorénavant SDE). La faute à l'écriture sensible et précise de Jamie Brittain et Bryan Elsley. Alors ouais, on est d'accord, la sensibilité de la série ne transparait pas dès ses premières minutes. Il m'a bien fallu quelques épisodes pour voir au travers du prisme SDE. Et au fond c'est plutôt logique quand on comprend que la grande force de cette série est de narrer les relations de personnages qui arrivent à une période capitale de leur vie : la sortie du lycée et l'arrivée vers l'âge adulte.

Très rapidement, on comprend que le SDE n'est là que pour figurer la violence de cette transition et que l'important ce sont les personnages eux mêmes, leurs interactions dans un monde auquel ils ont l'impression de ne pas appartenir. Il n'y a qu'à prendre le cas de Sid au début du tout premier épisode, se masturbant sur une photo de Michelle, et son voyage impulsif à la fin de la seconde saison, pour comprendre en quoi Skins est une série générationnelle, attachée avant tout à ses personnages et à leur passage à l'âge adulte. D'ailleurs ce schéma se retrouve sur la plupart des personnages : alors que dans la première saison, ils ne sont encore représentés que comme des ados de base, la seconde saison, plus sombre, plus mâture, marque un virage vers leur nouvelle vie, loin de leurs potes, du lycée et de leurs parents totalement dépassés, dont ils s'émancipent tous plus ou moins violemment.



Les personnages d'ailleurs, parlons-en... Même si de prime abord on serait tenté de croire qu'il s'agit d'adolescents vivants dans des milieux plutôt défavorisés (quartier ouvrier de Bristol, toussa²), c'est justement faux. Les personnages sont tous extrèmements différents, avec un background très riche. là encore, on peut faire le rapprochament avec Lost qui avait l'originalité, pour donner du corps à ses protagonistes, de centrer chaque épisode sur l'un d'entre eux. Skins se rapproprie l'idée, permettant à la bande de huit potes d'avancer en même temps. Et quand bien même l'un d'eux serait délaissé à une période, n'en doutez pas, son personnage gagnera forcément en charisme d'une façon ou d'une autre. Tous ou presque devraient réussir à vous tirer une larme. Et ouais, ça a été mon cas. Il faut dire que le casting lui aussi a été géniale. Je me demande encore pourquoi des comédiens comme Mike Bailey (Sid), Hannah Murray (Cassie) ou Joseph Dempsie (Chris) n'ont pas percé depuis, comme ça a été le cas pour Dev Patel (Anwar, vu dans Slumdog Millionnaire et bientôt dans Le Dernier maître de l'Air).

Tous les deux ans, les personnages de Skins seront remplacés. Ainsi, autant on retrouvait des personnages identiques dans les saisons 1 et 2, autant on est reparti de zéro avec les saisons 3 et 4. Malheureusement, c'était pour se retrouver avec des personnages plus agaçants, plus caricaturaux et du coup, carrément moins attachants. J'ai un mal fou à m'identifier au moindre des personnages de la seconde génération. A part peut-être Emily, et encore... Heureusement, la saison 4 est terminée depuis quelques mois outre-Manche, l'occasion donc d'espérer un retour à une formule moins trash et plus humaine, plus naturelle.

Quelle que soit la saison, quels que soient les personnages et quelles que soient les relations qu'ils lient entre eux, une chose ne change pas, c'est la qualité de la réalisation. Le jeu sur les couleurs, sur les lumières, est tout simplement magnifique. De même pour les plans, toujours très fins et travaillés. Si, en plus de ça, on ajoute une bande originale réellement novatrice (cf. la playlist Spotify de Jovien cumulant tous les titres de la saison 4), on a là la meilleure série sur l'adolescence qu'il m'ait été donné de voir. Une adaptation par MTV ainsi qu'un long métrage sont apparemment en préparation. J'avoue être très méfiant, mais après tout, on verra bien... Au pire, la saison 5 est d'ores et déjà annoncée pour 2011. Fuck it !

(Attention, la vidéo suivante contient quelques spoilers)


9 juillet 2010

C’est l’été, blog au ralenti…

Ok, ça fait quelques temps déjà que je n'écris plus. Je pourrais bien pointer du doigt la canicule, la Coupe du monde, le cinéma, les séries-télé ou Eric Woerth. Mais même si l'argument Woerth me parait alléchant, je vais plaider coupable. Enfin pas vraiment en fait, mais un peu quand même ...

C'est un sujet sensible, relativement récurent sur un blog. Il arrive toujours un moment où on ne se sent plus trop l'envie d'écrire. Par manque de sujets, d'angles ou tout simplement par paresse. Là c'est un peu les trois à la fois puisqu'étant en vacances j'ai du temps. Beaucoup de temps ... Malheureusement c'est un temps que je préfère utiliser pour rattraper mes lacunes en matière de séries télé (Hero Corp, Breaking Bad, bientôt Mad Men), et de jeux vidéo (Red Dead Redemption, GTA IV, Batman Arkham Asylum, puis finir Assassins' Creed 2 avant la sortie de Brotherhood à la rentrée). J'essaie également de me créer un petit bagage Comics grâce à Frank Miller (l'intégrale Daredevil et Batman Year One) et au magnifique crossover Civil War. Tout ça sans compter les heures que je prévoie de passer à l'ombre, dans la fraicheur des salles de cinéma.

Je ne compte pas trop bouger de Paname cet été (j'aime bien dire "Paname", ça donne un petit côté authentique je trouve). Je reviens tout juste d'une courte semaine dans mon Berry natal et en juillet, je compte partir quelques week end, à Lyon ou ailleurs #3615mylife.



Ah ouais, j'allais oublier ça, aussi : je pars une dizaine de jours en Islande en août. Ouais j'me doute, tu m'détestes. J't'en prie tu peux m'en vouloir. Tu veux fermer l'onglet ? Pas grave, j'ai quasiment terminé.

Fin août, je retourne au Cabaret Vert, comme l'an dernier, profiter d'un festival en solitaire sous les soleil des Ardennes. Ah, tu ne me jalouses plus du tout ? Vraiment ? Pourtant c'est cool les Ardennes hein, il y fait beau et chaud. Si, si j'te jure ! Bon ok.

Dernière excuse, je déménage en septembre. Pas loin non, toujours à Maisons-Alfort. Toujours chez moi en fait. 'fin pas vraiment. T'as pas compris ? C'est normal. Grosso merdo, je quitte le cocon familial pour un studio au fond du jardin. C'est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Tu comprends pourquoi je ne blogue plus qu'au ralenti maintenant ?

PS : sache que si tu as trouvé de toi ce à quoi titre de ce billet fait référence, tu as toute mon admiration. Sinon, tu peux passer par ici, puis par là.