Je crois qu'après plus de 4 mois de blogging intense, je peux le dire : je suis un blogueur.
Ça paraît con comme ça, mais bon. Comprenez-moi, jusqu'ici, je me suis toujours considéré comme un étudiant, un fan de Ghinzu tout au plus.
Maintenant, ça y est, je suis blogueur. Je ne suis pas sûr que ça change quelque chose dans ma vie de tous les jours, sinon une vingtaine de minutes par jour à déterminer le morceau à publier le lendemain pour Cosy Street et à rédiger l'article le présentant brièvement. Une broutille compte tenu des mes horaires du moment (à faire pâlir le compte Vlad).
Mais soit, je suis blogueur, et j'ai déjà reçu quelques mails (deux pour être précis) de personnes me connaissant uniquement via ce support. Sur le coup, pour l'ego, c'est un truc de fou : "Je suis lu !! \o/".
Mais après quelques échanges enrichissants, on se rend compte que, malgré la faible audience des mes blogs, je ne suis qu'un mythe. Les mails reçus me donnaient quelque peu l'impression d'être un auteur reconnu contacté par un lecteur très amateur, alors que ... c'est absurde !
Non pas que mes articles sur Cosy Street ou Brouhaha n'aient pas de vie (au contraire, parait-il) mais peut-être parais-je trop distant. Quelqu'un qui m'a connu via C.S. me parlait sur msn et, relevant une faiblesse, m'a dit "ça casse le mythe".
A vrai dire, je ne sais pas où je veux en venir. L'intérêt d'un blogueur n'est-il pas de communiquer le plus possible avec ses lecteur ? Dans ce cas, pourquoi ai-je peur de briser l'image que j'ai façonné ? A moins que ce ne soient les lecteurs qui façonnent eux-même cette image.
Le blogueur comme statut intangible, puisqu'après tout, il ne fait que ça et n'existe que par ses articles. Peut-être qu'un moyen de démisthyfier ce statut serait de me suivre sur Twitter, ou de m'écrire ... Ou peut-être ne faut-il rien y changer.
Beaucoup d'interrogations, peu de réponses.