15 avril 2009

En vrac (#2) !















  • C'est les vacances. Enfin ... Le temps de prendre un bol d'air, et ça repartira pour les examens blancs puis les partiels.
  • Mais pour en profiter, peut-être faudrait-il que je songe à dormir un peu.
  • Les albums de Archive et Ghinzu sont simplement énormes et géniallissimes, je me les écoute en boucle.
  • Et les deux groupes ont prévu des Zenith en octobre.
  • Je reviens tout juste d'une séance de Gran Torino. Un superbe Clint Eastwood et une fin émouvante à souhait.
  • Le printemps est là. Une bonne excuse pour ressortir vélo et rollers.
  • J'ai commencé à refaire les ""boutons" de liens vers Twitter, Gmail, Facebook et Flickr.
  • Il me reste plus que Youtube, Lastfm à créer.
  • Et éventuellement, une nouvelle bannière dans le même esprit.
  • La semaine dernière m'a redonné une grande faim de concerts. L'appétit vient en mangeant.
  • J'ai vidé mon firefox de la moitié de ses extensions. Ca fait du bien d'avoir un navigateur léger, j'avais plus l'habitude ...
  • Plein de projets pour ces deux semaines de vacance.
  • Assez de temps pour tout concrétiser ?
  • Et on finit par un café ...
  • Bonne semaine !

5 avril 2009

Le mur du son




















5 ans. Ça fait 5 ans que je connais Ghinzu. C'est à dire depuis l'époque où j'ai commencé à arpenter les salles de concert.
Et 5 ans que je rêve de les voir sur scène.

En cette veille de week end, Ghinzu passe donc au Bataclan à Paris. Et vous l'aurez compris, j'en suis.
J'arrive vers 18h, et cette fois, je n'étais pas parmi les premiers. Après une petite heure d'attente en extérieur, les portes s'ouvrent.
Je me rue sur les grilles devant la scène. Toutes les places y sont prises, tant pis je serai juste derrière, la différence n'est pas flagrante.
Après une petite mousse et une nouvelle demi heure de patience, les lumières s'éteignent.

Deux jeunes gaillards rentrent sur scène. Le look à jouer du rock garage à la Second Sex. Pas mon style donc ...
Et pourtant, il suffira de quelques minutes de set pour que je me laisse chavirer.
The Black Box Revelation pratique certes, un rock garage, à des années lumières de Ghinzu, mais il est bien plus travaillé que ce à quoi on aurait pu s'attendre ...
A la croiseée entre les White Stripes (avec lesquels ils partagent la formation scénique), les Dead 60s et The Subways, le duo nous délivre un son puissant, original et efficace. Une vrai première partie, saluée par le public, ce qui n'était déjà pas gagné d'avance ...

Nouveau temps d'attente. Le combo bruxellois sait se faire désirer ...

Une fois encore, les lumières s'éteignent. Le bassiste entre en scène et commence son riff rythmique. Il est suivi par le batteur, puis le guitariste, et enfin l'idôle, John Stargasm.
Et là, le ton est donné. Une tête à claque ... Le genre de personnage qu'on adore détester, avec son grand sourire, ses grosses lunettes noires et son sourire du type "aimez moi, oh ouiiii !"

Après une intro efficace, le pianiste/leader s'assied seul à son synthé. Une bonne place sera faite ce soir aux titres du dernier album. J'ai eu la bonne intuition de l'acheter le jour même de sa sortie, mais je n'était apparemment pas le seul.
Dès le début, la salle se met à chanter le superbe Mother Allegra. Une ballade simple au piano, mais qui n'en reste pas moins grandiloquente. C'est tout de même Ghinzu hein ...

Un bon équilibre sera fait entre les titres de Blow (notamment High Voltage Queen et The Dragster Wave) et ceux de Mirror Mirror. Dommage qu'aucun morceau d'Electronic Jacuzzi n'ait été joué néanmoins.

L'ambiance générale était vraiment superbe. Les titres s'enchainent aussi rapidement que les bières bues par le groupe (un bon pack de 12 chacun je pense).
Dans ces conditions, difficile de filmer. Ma tête ne peut s'empêcher de battre le rythme, ma main accompagne les riffs du guitariste, mon corps subi inlassablement les pogos qui viennent de derrière en tachant de ne pas écraser les groupies devant moi.
Je suis en nage et j'aime ça ...
Toutefois, malgré une ambiance survoltée dans la salle, il faudra attendre que le degré d'alcoolémie du groupe grimpe pour les voir dégénérés.



Au moment de Do You Read Me, c'est l'apocalypse. La salle chante, hurle, slamme. John Stargasm se met debout sur son synthé. L'ambiance vire au chaos. Un mur sonique nous emplit les oreilles. Je saute, ma tête ne suivant plus le rythme imposé par mon corps.
Et je souris, jusqu'à en avoir mal aux joues.

Arrive alors un premier rappel. Le temps de me remettre et le groupe enchaine sur un Mine inattendu.
Vous savez, il y a des titres qui n'ont pas vraiment leur place dans un album. Ou en tout cas, ils ne ressortent pas vraiment. Et c'est quand on les entend en concert qu'on s'en rend compte : ils ont été écrits pour ça ... Taillés pour le live.
La répétition du refrain, du riff, de l'éternelle boucle, toujours plus entrainante à force de s'immiscer dans vos têtes. Plus personne ne se contrôle. Sitôt le titre achevé, le groupe repart en coulisse pour mieux revenir pour un Blow moins inoubliable.

Et là, c'est la surprise. Les lumières dans la salle se sont rallumées. La scène est totalement éteinte, mais pendant 5 minutes, le public continue à rappeler les Bruxellois.
Et comme nous sommes "bons, meilleurs qu'[eux] en tout cas", ils nous font le plaisir d'un nouveau rappel.
Une reprise, souvent jouée, elle aussi taillée pour le live. L'apocalypse continue. I Wanna Be Your Dog ...
Stargasm est survolté. L'un des guitariste fait tomber la chemise. Il serait sous acide qu'il réagirait pareil ...
La salle n'en peux plus. Je filme. Stargasm saute dans le public. Sur moi ... Je continue de filmer. Mes cordes vocales vont exploser !
La salle est en liesse et hurle plus fort que jamais ... " Oh come on !"



Une telle générosité. Finalement on se prend à l'aimer ce personnage de John Stargasm ...
Et là, la salle s'éteint, la vie normale reprend son droit. Après un T-shirt acheté, j'apprends qu'ils redonnent un show à Paris, au Zenith, en octobre. Sourire.
J'en serai ...

Setlist :

Intro
Mother Allegra
Cold Love
Take It Easy

High Voltage Queen
Carmina

Death (?)
Death II (?)
This Light
The Dragster Wave
21st Century Crooner
Do You Read Me

Je T'attendrai
Kill The Surfers
------------------
Mine
------------------
Blow

------------------
I Wanna Be Your Dog

NB : Pardon pour la qualité sonore. Un mur du son vous dis-je ...

3 avril 2009

The Story of Emotion















Alors c'est bien simple ...
J'avais déjà vu Peter Von Poehl en concert, à mon insu, en première partie de Brian Wilson au Grand Rex, il y a quelques années.

Je connaissais déjà son single de l'époque, The Story Of the Impossible, mais le choc n'en fut pas moins énorme.
Pour tout vous dire, j'ai même préféré sa prestation à celle de l'ancien leader des Beach Boys.

Aussi, quand j'ai appris que le songwritter suédois repassait par Paris, mon sang ne fit qu'un tour. Let's go to the party !

C'était mon premier concert à la Cigale. Aussi, arrivé une heure en avance, je fit un petit tour par la devant de la butte de Montmartre.
Allongé dans l'herbe, un livre sous les yeux, le soleil couchant sur Paris, 20°, et la musique de Von Poehl qui m'emplis les oreilles. La soirée s'annonce sous de bonnes augures ...

19h, je rejoins la file. Moyenne d'âge : 30-35 ans ... Bon, au moins ça changera des groupes à groupies que j'ai l'habitude d'aller voir.
Les places sont assises, même dans l'orchestre. Dommage, surtout que ça n'assure pas franchement plus de place que debout ... Je m'installe au deuxième rang, au milieu. Probablement l'une des meilleures places.

Ah mais tiens, qui passe donc en première partie ?
Ah bah tiens, Fredo Viola ... Assez drôle quand on y pense. Tout comme Von Poehl à l'époque, je ne connais Viola que pour un titre que j'avais publié sur Cosy Street il y a maintenant quelques temps.
Et tout comme pour Von Poehl à l'époque, j'ai été bluffé. une telle sensibilité, un tel charisme et une telle émotion qui se dégage de ses harmonies vocales. A tel point qu'il n'a pu laisser échapper une larme au moment de jouer The Sad Song.
C'était apparemment la première fois qu'il jouait dans "such a big theatre". A renouveler, vraiment. Un gros coup de coeur ...

Après une petite demi heure de transition, Peter Von Poehl rentre sur scène.
Un petit sourire génée, un français presque parfait ...
Il est seul avec sa guitare et nous prévient d'emblée : son set sera essentiellement centré sur les morceaux du "petit frère" de Going to Where The Tea trees Are. Heureusement pour moi, j'ai eu le temps de le découvrir en une semaine.

Les morceaux s'enchainent mais ne se ressemblent pas. Le public, apparemment n'a pas eu le temps de s'acoquiner avec Parliament et réagit essentiellement aux titres du premier album, comme Travelers ou Going To Where The Tea Trees Are.

Après une heure de set, le groupe quitte la salle. Des applaudissements timides mais personne ne se lève. Il faudra attendre une sublime version de The Story Of The Impossible pour que la magie opère définitivement. Et par chance, j'ai réussi à la capturer pour vous :




Un pur moment de magie, d'émotion. Parce c'est bien de ça dont il s'agissait toute la soirée ...
Un Peter Von Poehl timide, presque gêné d'être là, ne sachant pas toujours quoi nous dire et n'arrivant pas à achever ses phrases. Il aura fallu que le public reste debout et continue à fredonner la mélodie après The Story of the impossible pour qu'il comprenne l'intensité des émotions qu'il est capable de nous procurer.

Merci monsieur de nous raconter de si belles histoires, et à bientôt. J'espère ...